Le blog de l'imam Abdallah (France)

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La mort du Prophète

 


MortMessager par imamabdallah

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La mort du Prophète (r)

 

Au début de mois de Safar le prophète (r) commence à donner des signes d’adieu à sa communauté :

Il visite l’endroit où a eu lieu la bataille de Ouhoud. Il fait une prière pour les martyres entrés sur place.

Un soir au milieu de la nuit il se rendit à Al-Bakia ou il demanda pardon pour les morts, disant : « Nous allons bientôt vous rejoindre ».

 

Le mercredi 5 jours avant sa mort il eut une forte fièvre et les maux de tête s’accentuèrent et alors, évanoui, il dit : « Versez sur moi sept récipients d’eau ». Après cela il s’est senti un peu soulager il rentre à la mosquée, monte sur le Minbar pour demander pardon à ses compagnons et dit « Celui que j’ai frappé se venge, celui que j’ai touché par mes paroles me pardonne ».

 

Il descendit, accompli la prière du Dhohr puis retourna sur le minbar. Quelqu’un dit : « Tu me dois trois dirhams ». A cela, il répondit : « Donne les lui toi Fadl ».

 

Il fit des recommandations au sujet des Ansar : « Je vous recommande les Ansar car il constitue ma chaise et ma malle. Ils ont fait leurs devoirs et à présent ils leur restent de jouir de leurs droits. Accepter leurs bienfaisance et pardonner leurs mauvaises actions ».

 

Par la suite, le Prophète dit : « L’homme le plus généreux à mon égard dans sa compagnie et dans ses biens est Abou Bakr. Si je devais choisir un Khalil (ami intime) autre que mon seigneur c’est lui que je choisirais comme Khalil ».

 

Le jeudi il a fait la prière du Magrib comme imam mais il était très fatigué et s’est évanouit après la prière et fut porté jusqu’à la chambre de Aicha. L’heure de l’icha passe et les gens l’attendaient, il se réveille et pose la question « les gens ont prié ? »  Il refait ses ablutions et s’évanouit de nouveau avant de faire la prière. Il se réveille de nouveau et pose la question « les gens ont prié ? »  Il dit alors « Ordonnez à AbouBakr de guider la prière » Il n’a jamais fait cela du vivant du Prophète (r). Il guide la prière ainsi jusqu’au lundi matin le jour de la mort du Messager.

 

Le samedi le Prophète se sentit mieux et escorté par deux hommes il sort pour effectuer la prière du Dohr. C’était Abou bakr qui dirigeait la prière. Le voyant venir, celui-ci se mit à replier mais il lui fit un signe, lui ordonnant de ne pas reculer ; après quoi il dit : « Installait moi à côté de lui ». Les deux hommes alors l’installèrent à côté, a gauche d’Abi bakr. Celui-ci imita la façon de prier du prophète et faisait écouter au gens le Takbir.

 

Le dimanche, le jour avant le décès le Messager d’Allah affranchit ses esclaves, fit une aumône de six ou sept dinars qu’il avait avec lui et donna ses armes aux musulmans. La nuit, Aicha envoya sa lampe chez une femme disant : « mets-nous de l’huile de graisse dans notre lampe ».

 

Le lundi Selon Anas ibn Malik, les musulmans, alors qu’ils accomplissaient la prière du Fajr du lundi, prière dirigée par Abi bakr furent surpris de voir le Prophète lever le voile séparant la mosquée de la maison d’Aicha pour leur jeter un regard et faire un sourire  au moment où ils étaient en rangs. Les musulmans furent alors remplis de joie. Alors Abou bakr a voulu regagner les rangs pensant que le Messager d’Allah aller prendre part à la prière mais par un signe de main le Messager d’Allah lui donna l’ordre de continuer la prière et ensuite, restant dans la chambre, lâcha le voile de séparation. C’était le dernier regard que le Prophète (r) faisait à sa communauté.

 

Au milieu de la matinée il appela sa fille Fatima et lui souffla quelque chose à l’oreille. Alors en pleurant celle-ci s’en alla. Il l’appela une deuxième fois puis lui souffla autre chose. Cette fois celle si elle fait un sourire. A ce sujet Aicha dit : « Après cela nous avons interrogé Fatima cherchant à être informer et celle-ci nous dit : « Le prophète m’a dit qu’il allait mourir et j’ai pleuré. Ensuite il m’a informé que de toute sa famille je serai la première à le rejoindre et j’ai alors fait un sourire ».

 

Constatant le chagrin qui envahissait le Messager d’Allah, celle-ci dit : « Je plains mon père » Toutefois le Prophète dit : « Ton père n’aura plus de chagrin à partir de ce jour » Il appela Al-Hasan et Al-Housayn leur donna un baiser et recommanda le bien à leur égard, puis fit venir ses épouses auxquelles il consacra des exhortations et des rappels. Il dit : « Aicha je ne cesse de sentir l’effet du mets que j’avais consommé à Khaybar. Je sens à présent mon artère aorte se rompre à cause de ce poison ».

 

Dès qu’il eu fini de se curer les dents à l’aide d’un Siwak il leva son doigt et du même coup son regard était tourné vers le plafond. Ses lèvres bougèrent. Alors Aicha lui prêta l’oreille et l’entendu dire : « Avec ceux à qui tu as accordé tes faveurs parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur ! Pardonne-moi ! Sois clément avec moi ! Fais-moi rejoindre l’éternel ! Seigneur ! L’éternel ». Il répéta trois fois les dernières paroles puis sa main s’inclina et il rejoignit l’éternel.

 

Certes nous appartenons à Allah et c’est à lui que nous retournerons. Cet évènement eu lieu un peu après le milieu de la matinée du lundi 12 du mois de Rajab Al-Awwal de l’an 11 de l’hégire, alors que le Messager d’Allah avait 63 ans et 4 mois.

 

Anas dit : « Je n’ai jamais vu un jour aussi beau et lumineux que celui ou nous avons rencontré le Messager d’Allah. Je n’ai jamais vu un jours aussi obscure et aussi triste où celui-ci nous a quittés ».

 

La position de Omar

Omar ibn el Khattab, debout se mit à dire : « Certains des hypocrites prétendent que le Messager d’Allah est mort, Non ! Le Messager d’Allah n’est pas mort il est allé auprès de son seigneur de la même manière que l’avait fait Moussa ibn Imran qui, pendant 40 nuits avait quitté son peuple pour en suite rejoindre celui-ci, après qu’on eût. Dit qu’il été mort. Par Allah ! Le Messager d’Allah reviendra à coup sûr et coupera les mains et les pieds de ceux qui prétendent qu’il est mort. »

La position d’Abi Bakr

Abû Bakr arriva en provenance de sa maison située à As-Sanh monté sur un cheval. Il descendit et entra dans la mosquée sans rien dire à personne. Aussitôt les gens vinrent à lui, laissant Omar là où il était. Alors, Abû Bakr dit : « A Présent, ceux d’entre vous qui adoraient Mohamed, qu’ils sachent que Mohamed est mort. Ceux d’entre vous qui adoraient Allah, qu’ils sachent qu’Allah est vivant et ne saurait mourir. En effet Allah dit : « Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S’il venait à mourir ou à être tué, retourneriez-vous sur vos talons (abandonnez-vous la lutte pour Dieu) ? Quiconque retourne sur ses talons (et abandonne la lutte pour Dieu). Mais Dieu saura récompenser ceux qui sont reconnaissants; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. »

وَمَا مُحَمَّدٌ إِلَّا رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ الرُّسُلُ ۚ أَفَإِن مَّاتَ أَوْ قُتِلَ انقَلَبْتُمْ عَلَىٰ أَعْقَابِكُمْ ۚ وَمَن يَنقَلِبْ عَلَىٰ عَقِبَيْهِ فَلَن يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا ۗ وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ [٣:١٤٤]

A ce propos Ibn Abbas dit : « Par Allah ! On eu dit que les gens ne savaient par qu’Allah avait révélé un tel verset avant sa récitation par Abi Bakr. Tous saisirent le verset qu’ils se mirent à répéter sans exception ». Selon Ibn Al-Moussayyib, Omar dit : « Par Allah ! Dès que j’entendis Abi Bakr récité le verset, je me sentis vide au point de basculer et de m’affaisser à terre. C’est alors que je compris que le Messager d’Allah n’était plus ».

 

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