Le blog de l'imam Abdallah (France)

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Abraham et son fils Ismaël

Abraham et son fils Ismaël

L'imam Abdallah (Villeurbanne)

« 99. Et il dit : “Moi, je pars vers mon Seigneur et Il me guidera. 100. Seigneur, fais-moi don d'une [progéniture] d'entre les vertueux”. 101. Nous lui fîmes donc la bonne annonce d'un garçon (Ismaïl) longanime (doux, calme ou tendre). 102. Puis quand celui-ci fut en âge de l'accompagner, [Abraham] dit : "Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses”. (Ismaïl) dit : “Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé: tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants”. 103. Puis quand tous deux se furent soumis (à l'ordre d'Allah) et qu'il l'eut jeté sur le front, 104. Voilà que Nous l'appelâmes “Abraham ! 105. Tu as confirmé la vision. C'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants”. 106. C'était là certes, l'épreuve manifeste. 107. Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse. 108. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : 109. “Paix sur Abraham”. 110. Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants; 111. Car il était de Nos serviteurs croyants. » Sourate 37 : SAFFAT (Les RANGÉES)

« Et il dit : Moi, je pars vers mon Seigneur et Il me guidera » Ibrahim (PSSL) décide de se séparer de son peuple après avoir constaté qu’aucun changement ne s’est produit malgré ses énormes efforts et après avoir reçu de la part de son père et de son peuple des menaces de châtiment et de torture. Il part et laisse derrière lui tout son passé, il laisse son père, sa famille, son foyer sa patrie et tout ce qui le lie à cette terre et à ces gens. Il se débarrasse de tous ces obstacles pour se consacrer à Allah. Il avait la certitude qu’Allah guidera ses pas et le dirigera vers le droit chemin. C’est un changement radical qui s’est produit dans la vie d’Ibrahim (PSSL), un changement d’un état vers un autre, d’une situation vers une autre et de plusieurs liens vers le seul et l’unique lien qui le lie avec Allah sans aucune concurrence. La était de la part d’Ibrahim (PSSL) la démonstration de sa sincérité, sa loyauté sa soumission et de sa certitude.

A ce moment là Ibrahim malgré son âge avancé était seul, sans descendance. Il coupe tous les liens avec ses proches pour s’orienter uniquement vers Allah. Ibrahim s’adresse à Allah en lui demandant de lui donner une descendance croyante et une progéniture pieuse, puisque son peuple et ses proches ne veulent pas croire. « Seigneur, fais-moi don d'une [progéniture] d'entre les vertueux » Allah accepte l’appel de son serviteur pieux et sincère qui est venu vers lui avec un cœur pur de toute association. « Nous lui fîmes donc la bonne annonce d'un garçon (Ismaïl) longanime ». A nous d’imaginer le bonheur que peut ressentir un vieillard coupé de ses proches et de son clan lorsque Allah lui annonce cette bonne nouvelle un garçon qu’Allah décrit comme longanime doux, calme, serein, tendre, … qui l’accompagnera et conservera sa descendance.

Maintenant nous allons voir cet événement unique dans l’histoire de l’humanité. Dans la suite de l’histoire Allah expose aux musulmans une situation extraordinaire da la vie de leurs père Ibrahim (PSSL). « Puis quand celui-ci fut en âge de l'accompagner, [Abraham] dit : "Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses”. (Ismaïl) dit : “Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé: tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants”. » Voilà la force de la foi, voilà comment se concrétise la soumission et l’obéissance absolue à Allah.

Ibrahim (PSSL) ce vieux, coupé des siens immigré de sa patrie et de son peuple. Allah lui donne un enfant malgré son âge bien avancé. Un enfant extraordinaire doux et tendre, et quand cet enfant commence à grandir et atteint l’age d’accompagner son père. L’ordre divin tombe et Ibrahim (PSSL) se voit en songe entrain d’immoler son seul et unique fils. Il a tout de suite compris que c’est un ordre et qu’Allah lui demande de sacrifier son fils. Quelle était sa réaction ? Il n’a même pas réfléchi ni hésité et le seul sentiment qu’il a eu était le sentiment de la soumission et de l’obéissance, sans même demander pourquoi. Plus encore, il était satisfait de la décision divine cela s’entend dans ses paroles quand il s’adresse à son fils pour lui annoncé sa décision. «Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses».

Sans nul doute l’épreuve est extrêmement difficile, Allah ne lui demande pas d’envoyer son fils se battre et mourir, ni de trouver un quelconque moyens pour arrêter sa vie, Allah lui demande de le faire lui-même et pas n’importe comment.

Le père expose l’ordre à son fils en lui demandant de prendre son temps et de réfléchir avant de décider. Il expose la situation devant son fils le plus naturellement du monde comme expose l’un de nous une chose ordinaire à son fils ou à sa fille. Dans l’esprit d’Ibrahim (PSSL) la situation est ordinaire Allah ordonne j’obéis sans discuter. Et le fils doit le savoir et doit lui aussi à son tour se soumettre à l’ordre sans contrainte ni imposition. Il voulait que son fils goûte à la joie de l’obéissance et la soumission.

Quelle était la réaction de cet enfant en face d’un rêve que son père fait?

Ce fils a atteint le même niveau de foi de son père « il dit: Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé: tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants» la mort ne lui fait pas peur le spectre de l’immolation ne lui fait pas perdre sa raison ni même sa politesse et son amour envers son père.

Fais ce que Allah t’a commandé, il a senti comme son père que le songe de son père était un signe et un ordre devin et cela suffi pour obéir sans hésitation ni doute.

En plus de sa politesse envers son père, il était poli envers Allah et connaissait ses capacités et ses limites. Il savait que sans l’aide d’Allah rien ne peut se faire. « Tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants ». Pour lui ce n’était pas du courage ni de l’héroïsme, ni de l’inconscience, il s’agissait bien d’une obéissance clairvoyante et d’une soumission enracinée.

Et nous voilà après les discutions et les concertations et les paroles devant les faits, nous voilà devant l’exécution « Puis quand tous deux se furent soumis (à l'ordre d'Allah) et qu'il l'eut jeté sur le front » Le père commence à appliquer l’ordre en jetant son fils sur le côté et le fils s’immobilise et donne son cou. Quand le songe allait devenir une réalité, que la disposition des deux prophètes fut entière et totale et que la soumission est dans son niveau le plus élevé il ne restait que l’acte lui-même. Les deux prophètes  ont réalisé l’ordre d’Allah ils l’ont réalisé même si l’acte n’avait pas été fait et que le sacrifié n’était pas Ismaïl « Voilà que Nous l'appelâmes Abraham ! 105. Tu as confirmé la vision. C'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants » Allah veut de toi la soumission totale et tu a réalisé cette soumission donc tu peux garder ton fils. Allah n’a pas besoin que tu perde ton fils Allah a voulu t’éprouver toi et ton fils pour que ne rien dans ce monde soit plus important dans ton cœur que Lui. «Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse » un bélier prêt par la volonté d’Allah qu’Ibrahim (PSSL) a trouvé pour effectuer son sacrifice en remplacement de son fils Ismaïl (PSSL).

« Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants » Allah recompose les bienfaisants en dirigeant leurs cœurs vers Lui, en élevant le niveau de leur foi, en leur donnant l’endurance et les moyens pour réaliser leurs engagements.

Voilà les sources de la tradition du sacrifice que nous musulmans perpétuons depuis que notre prophète Mohamed (PSSL) nous l’a transmise, voilà l’histoire de la soumission à Allah et pourquoi Ibrahim (PSSL) nous a appelé musulmans.

 

AQإبراهيم وإسماعيل عليهما السلام

وَقَالَ إِنِّي ذَاهِبٌ إِلَى رَبِّي سَيَهْدِينِ)(99).رَبِّ هَبْ لِي مِنْ الصَّالِحِينَ)(100). فَبَشَّرْنَاهُ بِغُلاَمٍ حَلِيمٍ)(101). فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ السَّعْيَ قَالَ يَابُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنْ الصَّابِرِينَ)(102). فَلَمَّا أَسْلَمَا وَتَلَّهُ لِلْجَبِينِ)(103). وَنَادَيْنَاهُ أَنْ يَا إِبْرَاهِيمُ)(104). قَد صَدَّقْتَ الرُّؤْيَا إِنَّا كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ)(105).إِنَّ هَذَا لَهُوَ الْبَلاَءُ الْمُبِينُ)(106). فَدَيْنَاهُ بِذِبْحٍ عَظِيمٍ)(107).وَتَرَكْنَا عَلَيْهِ فِي الآخِرِينَ)(108). سَلاَمٌ عَلَى إِبْرَاهِيمَ)(109). كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ)(110). إِنَّهُ مِنْ عِبَادِنَا الْمُؤْمِنِينَ)(111).

وَقَالَ إِنِّي ذَاهِبٌ إِلَى رَبِّي سَيَهْدِينِ. إنها الهجرة. وهي هجرة نفسية قبل أن تكون هجرة مكانية. هجرة يترك وراءه فيها كل شيء من ماضي حياته. يترك أباه وقومه وأهله وبيته ووطنه وكل ما يربطه بهذه الأرض، وبهؤلاء الناس. ويدع وراءه كذلك كل عائق وكل شاغل. ويهاجر إلى ربه متخففاً من كل شيء.

موقنٌ أنَّ ربه سيهديه، وسيرعى خطاه، وينقلها في الطريق المستقيم.إنها الهجرة الكاملة من حال إلى حال، ومن وضع إلى وضع، ومن أواصر شتى إلى آصرة واحدة لا يزحمها في النفس شيء. إنه التعبير عن التجرد والخلوص والاستسلام والطمأنينة واليقين.

وكان إبراهيم حتى هذه اللحظة وحيداً لا عقب له؛ وهو يترك وراءه أواصر الأهل والقربى، اتجه إلى ربه الذي أعلن أنه ذاهب إليه. اتجه إليه يسأله الذرية المؤمنة والخلف الصالح: رَبِّ هَبْ لِي مِنَ الصَّالِحِينَ. واستجاب الله دعاء عبده الصالح المتجرد، الذي ترك وراؤه كل شيء، وجاء إليه بقلب سليم فَبَشَّرْنَاهُ بِغُلَامٍ حَلِيمٍ. وهو إسماعيل. ولنا أن نتصور فرحة إبراهيم الوحيد المفرد المهاجر المقطوع من أهله وقرابته. لنا أن نتصور فرحته بهذا الغلام الذي يصفه ربه بأنه حليم.

والآن آن أن نطلع على الموقف العظيم الكريم الفريد في حياة إبراهيم. بل في حياة البشر أجمعين. وآن أن نقف من سياق القصة في القرآن أمام المثل الموحى الذي يعرضه الله للأمة المسلمة من حياة أبيها إبراهيم فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ السَّعْيَ قَالَ يَابُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانْظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَاأَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ. يالله ! ويالروعة الإيمان والطاعة والتسليم.

هذا إبراهيم الشيخ. المقطوع من الأهل والقرابة. المهاجر من الأرض والوطن. هاهو ذا يرزق في كبرته وهرمه بغلام. طالما تطلع إليه. فلما جاءه غلاماً ممتازاً يشهد له ربه بأنه حليم. وهاهو ذا ما يكاد يأنس به، وصباه يتفتح، ويبلغ معه السعي، ويرافقه في الحياة، حتى يرى في منامه أنه يذبحه. ويدرك أنها إشارة من ربه بالتضحية. فماذا ؟ إنه لا يتردد، ولا يخالجه إلا شعور الطاعة، ولا يخطر له إلا خاطر التسليم... ودون أن يعترض. ودون أن يسأل ربه… لماذا يا ربي أذبح ابني الوحيد ؟!

ولكنه لا يلبى في انزعاج، ولا يستسلم في جزع، ولا يطيع في اضطراب… كلا إنما هو القبول والرضى والطمأنينة والهدوء. يبدو ذلك في كلماته لابنه وهو يعرض عليه الأمر الهائل في هدوء وفي اطمئنان عجيب: قَالَ يَابُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ

والأمر شاق – ما في ذلك شك – فهو لا يطلب إليه أن يرسل بابنه الوحيد إلى معركة. ولا يطلب إليه أن يكلفه أمراً تنتهي به حياته… إنما يطلب إليه أن يتولى هو بيده. يتولى ماذا؟ يتولى ذبحه...

ويعرض على ابنه هذا العرض؛ ويطلب إليه أن يتروى في أمره، وأن يرى فيه رأيه ! إنه لا يأخذ ابنه على حين غرة لينفذ إشارة ربه. وينتهي. إنما يعرض الأمر عليه كالذي يعرض المألوف من الأمر. فالأمر في حسه هكذا. ربه يريد فليكن ما يريد. على العين والرأس. وابنه ينبغي أن يعرف. وأن يأخذ الأمر طاعة وإسلاماً، لا قهراً واضطراراً. لينال هو الآخر أجر الطاعة، وليسلم هو الآخر ويتذوق حلاوة التسليم! فماذا يكون من أمر الغلام، الذي يعرض عليه الذبح، تصديقاً لرؤيا رآها أبوه؟

إنه يرتقي إلى الأفق الذي ارتقى إليه من قبل أبوه: قَالَ يَاأَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ إنه يتلقى الأمر لا في طاعة ولا استسلام فحسب. ولكن في رضى و يقين. فشبح الذبح لا يزعجه ولا يفزعه ولا يفقده رشده. بل لا يفقده أدبه ومودته.

افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ فهو يحس ما أحسه من قبل قلب أبيه. يحس أن الرؤيا إشارة. وأن الإشارة أمر. وأنها تكفي لكي يلبى وينفذ بغير لجلجة ولا ارتياب. ثم هو الأدب مع الله، ومعرفة حدود قدرته وطاقته في الاحتمال؛ والاستعانة بربه على ضعفه ونسبة الفضل إليه في إعانته على التضحية، ومساعدته على الطاعة:سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ.

ولم يأخذها بطولة. ولم يأخذها شجاعة. ولم يأخذها اندفاعاً إلى الخطر دون مبالاة. ولم يظهر لشخصه ظلاً ولا حجماً ولا وزناً… إنما أرجع الفضل كله لله إن هو أعانه على ما يطلب إليه، وأصبره على ما يراد به :سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ. ياللأدب مع الله ! ويالروعة الإيمان. ويالنبل الطاعة. ويالعظمة التسليم !

ويخطو المشهد خطوة أخرى وراء الحوار والكلام... يخطو إلى التنفيذ: فَلَمَّا أَسْلَمَا وَتَلَّهُ لِلْجَبِينِ ومرةً أخرى يرتفع نبل الطاعة وعظمة الإيمان وطمأنينة الرضى وراء كل ما تعارف عليه بنو الإنسان.. إن الرجل يمضي فيكب ابنه على جبينه استعداداً. وإن الغلام يستسلم فلا يتحرك امتناعاً. وقد وصل الأمر إلى أن يكون عياناً. لقد أسلما.. فهذا هو الإسلام. هذا هو الإسلام في حقيقته.ثقة وطاعة وطمأنينة ورضى وتسليم وتنفيذ وكلاهما لا يجد في نفسه إلا هذه المشاعر التي لا يصنعها غير الإيمان العظيم.

إنها ليست الشجاعة والجراءة. وليس الاندفاع والحماسة. لقد يندفع المجاهد في الميدان، يَقْتُلُ ويُقْتَلُ. ولكن هذا كله شيء والذي يصنع إبراهيم وإسماعيل هنا شيء آخر... ليست الحماسة ولا الإندفاع! إنما هو الاستسلام الواعي المتعقل القاصد المريد، العارف بما يفعل، المطمئن لما يكون.

وهنا حقق إبراهيم وإسماعيل الأمر والتكليف. ولم يكن باقياً إلا أن يذبح إسماعيل، ويسيل دمه، وتزهق روحه.. وهذا أمر لا يعني شيئاً في ميزان الله. لقد عرف الله صدقهما، فاعتبرهما قد حققا المقصد : وَنَادَيْنَاهُ أَنْ يَاإِبْرَاهِيمُ(104)قَدْ صَدَّقْتَ الرُّؤْيَا إِنَّا كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ قد صدقت الرؤيا وحققتها فعلاً. فالله لا يريد إلا الإسلام والاستسلام بحيث لا يبقى في النفس ما تكنه عن الله أو تعزه عن أمره أو تحتفظ به دونه، ولو كان هو الابن فلذة الكبد، ولو كانت هي النفس والحياة. و يفدي الله هذه النفس التي أسلمت وأدت. يفديها بذبح عظيم. قيل: إنه كبش وجده إبراهيم مهيأ بفعل ربه وإرادته ليذبحه بدلاً من اسماعيل !

وقيل له : إِنَّا كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ نجزيهم بتوجيه قلوبهم ورفعها إلى مستوى الوفاء. ونجزيهم بإقدارهم و إصبارهم على الأداء. ونجزيهم كذلك باستحقاق الجزاء !

ومضت بذلك سنة النحر في الأضحى ذكرى لهذا الحادث العظيم الذي يرتفع منارةً لحقيقة الإيمان وجمال الطاعة وعظمة التسليم والذي ترجع إليه الأمة المسلمة لتعرف فيه حقيقة أبيها إبراهيم، الذي تتبع ملته، والذي ترث نسبه وعقيدته، ولتدرك طبيعة العقيدة التي تقوم بها أو تقوم عليها، ولتعرف أنها الاستسلام لقدر الله في طاعة راضية واثقة ملبية لا تسأل ربها لماذا؟ ولا تتلجلج في تحقيق إرادته عند أول إشارة منه وأول توجيه. ولا تستبقي لنفسها في نفسها شيئاً، ولا تختار في ما تقدمه لربها هيئةً ولا طريقةً لتقديمه إلا كما يطلب هو إليها أن تقدم! ثم لتعرف أن ربها لا يريد أن يعذبها بالابتلاء. ولا أن يؤذيها بالبلاء، إنما يريد أن تأتيه طائعةً ملبيةً وافيةً مؤدية. مستسلمةً لا تقدم بين يديه، ولا تتألى عليه، فإذا عرف منها الصدق في هذا أعفاها من التضحيات والآلام. و احتسبها لها وفاء وأداء. وقبل منها وفدّاها، وأكرمها كما أكرم أباها.

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